7. Risques et incertitudes
Comprendre et gérer les risques sont deux éléments essentiels de la planification stratégique de GPJ. Le Conseil exige que les cadres supérieurs de la Société cernent et gèrent de façon appropriée les principaux risques liés aux activités d'exploitation de la Société. Afin de comprendre et de gérer les risques au GPJ, le conseil d'administration et l'équipe de la haute direction de la Société ont analysé les risques dans trois grandes catégories : stratégique, financière et opérationnelle. Les risques stratégiques sont, pour la plupart, de nature externe. Les risques financiers sont généralement liés à des questions abordées dans la politique de gestion des risques financiers et dans l'énoncé de la politique et des procédures en matière de placements pour la retraite. Enfin, les risques opérationnels sont principalement liés aux risques qui sont sous le contrôle de la direction dans tous les principaux secteurs fonctionnels de l'organisation. La Société a donc adopté certains principes directeurs afin de les aider à gérer les risques auxquels elle est exposée. Se reporter à la notice annuelle pour une description complète des facteurs de risque.
Cette section comprend les principaux risques et incertitudes pouvant avoir une incidence importante sur les résultats futurs de GPJ et certains renseignements sur la gestion de ces risques.
Concurrence
GPJ fait concurrence à d'autres sociétés dont les activités sont liées aux annuaires, aux annonces classées et à d'autres formes de médias publicitaires, y compris les journaux, la télévision, la radio, Internet, les revues, les panneaux publicitaires et le publipostage.
Ces sociétés concurrentes pourraient couper les prix afin d'accroître leur part de marché ou pourraient être en mesure d'offrir leurs services à des coûts moins élevés que ceux de GPJ. Dans les deux cas, il se peut que GPJ soit tenue à son tour de réduire les prix ou d'offrir et d'exécuter d'autres services pour demeurer concurrentiel. L'incapacité de GPJ à faire face à la concurrence actuelle ou future de façon satisfaisante pourrait entraîner, entre autres, une diminution de sa clientèle d'annonceurs et de ses tarifs ainsi qu'une augmentation de ses coûts, ce qui risquerait d'avoir un effet défavorable important sur sa situation financière et les résultats de son exploitation.
La croissance des produits d'exploitation de GPJ a toujours été réalisée par le truchement d'une augmentation annuelle du prix de ses produits et services. Rien ne garantit que GPJ pourra continuer de hausser les prix à l'avenir. L'arrivée de concurrents sur les marchés de GPJ pourrait restreindre sa capacité de poursuivre sa croissance aux niveaux déjà atteints.
Nous surveillons et analysons de près la concurrence et nous déterminons quels sont nos avantages concurrentiels sur chacun de nos marchés. Nos efforts de marketing visent à mieux répondre aux besoins de notre clientèle au moyen d'offres et de prix ciblés. D'autres perfectionnements apportés à notre modèle de segmentation de la clientèle viendront appuyer nos stratégies d'attraction et de fidélisation de la clientèle.
Nous améliorons constamment nos annuaires, en y ajoutant par exemple des listes alphabétiques d'entreprises pour certains marchés, en y apportant nombre de nouvelles caractéristiques, en repensant la conception de certains annuaires et en étoffant les fonctions de recherche de nos produits en ligne. Au moment de la sortie des nouveaux annuaires, nous menons également des campagnes multimédias afin de promouvoir notre marque et de faire connaître sur le marché la valeur de nos annuaires.
Le secteur des médias verticaux fait face à la concurrence en ce qui a trait aux emplacements avantageux chez les détaillants. À cet égard, le secteur des médias verticaux livre en effet concurrence à toutes les publications imprimées distribuées aux mêmes endroits que ses propres publications. De nouvelles méthodes pour placer les produits voient le jour, comme la fourniture gratuite de présentoirs attrayants aux détaillants, les ententes de présentation à long terme avec des détaillants et le contrôle par des tiers des présentoirs offerts aux détaillants. L'incapacité du secteur des médias verticaux de rester concurrentiel à cet égard et de réussir à placer favorablement ses publications dans les présentoirs des détaillants risquerait de nuire grandement à la diffusion de ses publications.
Le secteur des médias verticaux fait également face à une forte concurrence en ligne en raison des faibles barrières à l'entrée sur Internet. Par exemple, Trader est en concurrence avec les activités d'annonces classées en ligne de sites Web comme globemegawheels.com, autonet.ca, Canada.com, Yahoo.ca, eBay.ca, Lespac.com et Craigslist.org. En outre, la pénétration accrue d'Internet et l'augmentation du nombre de sites d'annonces classées gratuites qui en découle pourraient entraîner une baisse du total des produits d'exploitation tirés des annonces classées, en particulier si le secteur des médias verticaux est incapable de trouver un moyen de rentabiliser efficacement ses activités en ligne.
Baisse générale dans l'utilisation des annuaires et des médias verticaux
GPJ pourrait subir des répercussions considérables s'il se produisait un recul marqué de l'utilisation des annuaires téléphoniques imprimés ou des médias verticaux. Par exemple, le recours grandissant à Internet par les consommateurs pour trouver des renseignements pourrait entraîner un déclin dans l'utilisation des annuaires imprimés et des médias verticaux. Toute diminution de l'utilisation pourrait empêcher GPJ de maintenir ou d'augmenter ses tarifs de publicité, faire en sorte que les entreprises qui achètent de la publicité dans les annuaires téléphoniques ou les publications verticales de GPJ réduisent ou annulent ces achats et décourager les entreprises qui ne le font pas déjà d'acheter de la publicité dans ses annuaires ou ses publications verticales. Un facteur ou une combinaison de facteurs occasionnant une baisse dans l'utilisation des annuaires imprimés et des médias verticaux risquerait de nuire aux produits d'exploitation et d'avoir un effet défavorable important sur les activités de GPJ.
Comme nous l'avons déjà mentionné, les efforts constants que nous déployons en vue d'améliorer le contenu de nos annuaires et de nos publications verticales et les campagnes de publicité qui les soutiennent sont autant de mesures entreprises pour améliorer la satisfaction des utilisateurs et leur connaissance du contenu, ce qui a un effet sur leur utilisation.
Notre secteur d'activité subit les changements entraînés par l'utilisation grandissante des produits sur Internet et les autres progrès technologiques. Par conséquent, nous avons adapté nos stratégies à l'égard des publications imprimées et en ligne dans un effort constant visant à trouver le meilleur vendeur pour chaque acheteur. Grâce à l'utilisation soutenue que font les consommateurs de nos publications imprimées et à l'augmentation du nombre de recherches en ligne, les activités liées aux catégories d'annuaires et de médias verticaux dans leur ensemble continuent de croître.
Fluctuations des taux d'intérêt
GPJ peut être exposé au risque de fluctuations des taux d'intérêt sur ses emprunts. Une hausse des taux d'intérêt pourrait avoir une incidence défavorable sur son bénéfice.
La Société gère son risque lié aux taux d'intérêt en répartissant de manière équilibrée les échéances sur sa dette, de même qu'en combinant les obligations à taux fixe et à taux variable. GPJ observe les conditions du marché de même que l'incidence des fluctuations des taux d'intérêt sur ses instruments à taux fixe-variable. De temps à autre, nous concluons des swaps de taux d'intérêt et d'autres dérivés sur taux afin de gérer ce risque.
Dépendance de GPJ à l'égard de l'impartition pour la facturation, le recouvrement, l'impression, la reliure et d'autres services
Conformément à la convention de services de facturation et de recouvrement conclue avec Bell Canada et à la convention cadre de services de facturation et de recouvrement conclue avec TELUS, la facturation de GPJ figure de manière distincte sur les factures téléphoniques des clients de Bell Canada et de TELUS. Bell Canada et TELUS confient par contrat à des tiers la facturation mensuelle à l'égard des clients pour lesquels Bell Canada ou TELUS, selon le cas, est le fournisseur de services téléphoniques locaux. De plus, Bell Canada et TELUS perçoivent auprès de leurs clients, pour le compte de GPJ, les sommes qu'ils doivent à celui-ci à titre d'annonceurs. Si GPJ ne peut respecter ses obligations conformément à ces conventions et que ces conventions sont de ce fait résiliées par Bell Canada ou par TELUS, certaines des autres conventions que GPJ a conclues avec Bell Canada ou TELUS pourraient aussi être résiliées. Au nombre de ces conventions figurent la convention de services de facturation et de recouvrement conclue avec Bell, la convention cadre de services de facturation et de recouvrement conclue avec TELUS, la convention de licence d'utilisation de la marque de commerce de Bell Canada, la convention de licence d'utilisation de la marque de commerce de TELUS et toutes les clauses de non-concurrence convenues.
Conformément à la convention de services de facturation et de recouvrement conclue avec MTS Allstream Inc., MTS Allstream Inc. perçoit la facturation et le recouvrement auprès des annonceurs pour le compte de GPJ, peu importe si le fournisseur de service téléphonique local est MTS Allstream Inc. Si GPJ ne peut respecter ses obligations conformément à ces conventions et que ces conventions sont de ce fait résiliées par MTS Allstream Inc., certaines des autres conventions que GPJ a conclues avec MTS Allstream Inc., incluant la convention de services de facturation et de recouvrement et toutes les clauses de non-concurrence, pourraient aussi être résiliées par MTS Allstream Inc.
GPJ fait aussi appel à des fournisseurs de services externes pour l'impression et la distribution de ses annuaires et de ses publications, et a conclu des ententes avec ces fournisseurs. Ces conventions se rapportent à des services qui font partie intégrante des activités de GPJ. L'incapacité de Bell Canada, de TELUS, de MTS Allstream Inc. ou de tout autre fournisseur de remplir leurs obligations contractuelles pourrait avoir une incidence défavorable importante sur les activités de GPJ tant que la Société n'aura pas trouvé un nouveau fournisseur pour exécuter les services en question.
La Société prend elle-même en charge la facturation à l'égard des annonceurs dont le fournisseur de services téléphoniques locaux n'est ni Bell Canada ni TELUS et ses services internes de facturation et de recouvrement sont rentables et évolutifs.
Intégration de Trader
La concrétisation des synergies prévues découlant de l'intégration des activités de médias verticaux dépendra en partie de la capacité de la direction de gérer et d'intégrer les activités de TMC et de Trader Canada de manière efficace et efficiente. Le processus d'intégration pourrait comporter des défis considérables, et la direction pourrait ne pas être en mesure de l'accomplir avec succès. En outre, l'incapacité de la direction à intégrer avec succès les activités des entreprises acquises pourrait avoir un effet défavorable important sur les activités et la situation financière de GPJ. Rien ne garantit que la direction de GPJ sera en mesure d'intégrer les activités avec succès ni que les synergies prévues entre les entreprises se réaliseront. De plus, le moment où les synergies prévues pourraient se concrétiser, le cas échéant, est incertain.
Dans le but de planifier et de mener à bien l'intégration, la direction a préparé un plan d'intégration comportant la liste des mesures, les dates de leur mise en place, les coûts associés à leur exécution et les synergies attendues.
Dépendance envers les marques de produit et marques de commerce clés et incapacité de protéger les droits de propriété intellectuelle
Une part importante des produits d'exploitation de GPJ dépend grandement de ses marques de produit et marques de commerce. L'incapacité de GPJ de protéger efficacement la notoriété et l'intégrité de ces marques de produit et marques de commerce ou de créer de nouvelles marques de produit et marques de commerce risquerait de nuire aux résultats d'exploitation et à la situation financière de GPJ.
Des tiers pourraient contrefaire ou détourner les marques de commerce ou d'autres droits de propriété intellectuelle de GPJ ou en contester la validité, ce qui pourrait avoir un effet défavorable important sur les activités, la situation financière ou les résultats d'exploitation de GPJ. Les mesures prises par GPJ pour protéger ses marques de commerce et ses autres droits de propriété pourraient se révéler insuffisantes. Il pourrait être nécessaire d'intenter des poursuites pour faire respecter ou pour protéger les droits de propriété intellectuelle de GPJ, pour protéger ses secrets commerciaux ou pour établir la validité et l'étendue des droits de propriété des autres prétendants. GPJ ne peut pas garantir qu'elle sera en mesure d'empêcher la violation de ses droits de propriété intellectuelle ou le détournement de ses renseignements commerciaux de nature exclusive. Toute violation ou tout détournement pourrait nuire aux avantages concurrentiels actuels et futurs que GPJ tire de ses droits de propriété. Par ailleurs, des tiers pourraient poursuivre GPJ pour contrefaçon. Tout litige de cette nature pourrait rendre GPJ passible d'importants dommages-intérêts. Un jugement défavorable dans une poursuite de ce type pourrait contraindre GPJ à trouver le moyen de ne pas contrevenir au brevet d'un tiers ou à utiliser sous licence une technologie de remplacement d'une autre partie. De plus, une poursuite est coûteuse en temps et en argent et risquerait d'accaparer le temps et les ressources de GPJ. Toute réclamation d'un tiers pourrait aussi nuire à la capacité de GPJ d'utiliser les biens intellectuels visés par ces réclamations.
Nous consacrons d'importantes ressources à la protection de nos marques de commerce et adoptons une démarche proactive pour protéger l'exclusivité de notre marque de produit.
Relations de travail
Certains employés non cadres de GPJ sont syndiqués. Les conventions collectives actuelles ont une durée de deux à quatre ans et expirent à des dates futures diverses. Si GPJ n'était pas en mesure de renouveler ces conventions au moment de leur renégociation, il pourrait en résulter des arrêts de travail et d'autres perturbations du travail qui pourraient avoir des répercussions défavorables de taille sur les activités de GPJ.
Dans le cadre de notre engagement envers l'excellence, nous croyons en l'importance d'investir à long terme dans notre personnel. C'est pourquoi nous avons consacré une somme de 3,1 M$ au cours de 2006 à divers programmes de formation et de développement de nos employés.
Distribution de titres au rachat ou à la dissolution du Fonds
Au rachat de parts ou à la dissolution du Fonds, les fiduciaires pourront distribuer les billets de fiducie directement aux porteurs de parts, sous réserve de l'obtention de toutes les approbations nécessaires des autorités de réglementation.
Il n'existe actuellement aucun marché pour la négociation des billets de fiducie et des parts de fiducie. De plus, les billets de fiducie et les parts de fiducie ne sont pas librement négociables ni inscrits à la cote d'une Bourse.
Nous estimons que l'exécution de notre stratégie d'affaires et la réalisation de certaines mesures d'une importance capitale visant à maximiser la durabilité à long terme de notre entreprise se traduiront vraisemblablement par la génération de flux de trésorerie récurrents et durables.
Questions d'ordre fiscal
Le 31 octobre 2006, le ministre des Finances du Canada a annoncé de nouvelles mesures fiscales concernant l'imposition des fiducies de revenu et d'autres entités intermédiaires. L'annonce du 31 octobre 2006 a été suivie de la diffusion d'un projet de loi par le ministre des Finances le 21 décembre 2006. Si les modifications proposées en 2006 sont adoptées dans leur version actuelle, le Fonds sera assujetti au taux d'imposition des fiducies à compter du 1er janvier 2011. De plus, les distributions imposables versées aux investisseurs par le Fonds seraient considérées comme des dividendes imposables.
Rien ne garantit que le Fonds pourra bénéficier de l'application différée du nouveau régime fiscal jusqu'en 2011. Si l'on juge que le Fonds a connu une « expansion injustifiée » au cours de la période allant du 1er novembre 2006 au 31 décembre 2010, comme le décrivent les directives en matière de « croissance normale » publiées par le ministère des Finances le 15 décembre 2006, les modifications proposées entreraient en vigueur avant le 1er janvier 2011.
Les directives en matière de « croissance normale » stipulent que le Fonds continuera de bénéficier de l'application différée du nouveau régime fiscal jusqu'en 2011 si la croissance des capitaux propres du Fonds, en raison de l'émission de nouveaux capitaux (qui comprennent les parts de fiducie, la dette convertible en parts de fiducie et peut-être d'autres substituts pour ces titres), avant 2011, n'excède pas le plus important des deux montants suivants : 50 M$ ou l'objectif au titre de la règle refuge fondé sur un pourcentage de la capitalisation boursière du Fonds au 31 octobre 2006. Les directives en matière de « croissance normale » prévoient un montant au titre de la règle refuge équivalant à 40 % de la capitalisation boursière au 31 octobre 2006 pour la période allant du 1er novembre 2006 à la fin de 2007, et de 20 % pour chacune des années civiles comprises entre 2008 et 2010. Ces montants au titre de la règle refuge sont cumulatifs au cours de la période transitoire. La capitalisation boursière du Fonds au 31 octobre 2006 était d'environ 7,8 milliards de dollars. Par conséquent, aux fins du présent sommaire, il est présumé que le Fonds ne sera pas assujetti aux modifications proposées en 2006 avant le 1er janvier 2011. Cependant, si le Fond émet des parts ou des débentures convertibles supplémentaires (ou d'autres substituts de titres) le 1er janvier 2011 ou avant 2011, le Fonds pourrait être assujetti aux modifications proposées en 2006 avant 2011. Il est impossible d'affirmer avec certitude que les modifications proposées en 2006 ne seront pas appliquées au Fonds avant 2011. La perte des avantages de l'application différée du nouveau régime fiscal jusqu'en 2011 pourrait avoir un effet défavorable important sur la valeur des parts du Fonds.
Le 20 décembre 2006, le ministère des Finances du Québec (le « Ministère ») a publié le bulletin d'information 2006-6, qui décrit la position du Ministère concernant les propositions du 31 octobre 2006 à l'effet que la loi fiscale du Québec sera harmonisée à la législation fédérale, mais qu'un régime d'imposition distinct sera instauré au Québec.
À l'heure actuelle, une fiducie n'est pas réputée être une fiducie de fonds commun de placement si elle est constituée ou maintenue principalement pour des personnes ne résidant pas au Canada à moins que la totalité ou la presque totalité de ses biens ne soit pas des « biens canadiens imposables » au sens de la Loi de l'impôt. La direction du Fonds a affirmé que le Fonds a adopté des mécanismes pour garantir qu'il ne sera pas maintenu principalement pour des personnes ne résidant pas au Canada.
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